La retraite anticipée au Maroc : ce qu’il faut savoir


Le départ en retraite anticipée n’est pas très répandu au Maroc, toujours est-il que certains marocains préfèrent ce type de départ pour plusieurs raisons. D’autres au contraire n’en voient pas l’importance et ne savent pas surtout comment s’y prendre pour bénéficier de tous les droits en adoptant cette formule. Quelles sont les raisons du départ ou non en retraite anticipée et comment s’y prendre lorsqu’on décide de quitter ses fonctions avant l’âge légal de départ à la retraite ?

Quelles raisons poussent les salariés à éviter la retraite anticipée au Maroc ?

Plusieurs salariés n’acceptent pas le fait de prendre une retraite anticipée parce qu’ils ne se sont pas entendus avec les employeurs. En effet, ces derniers doivent verser une cotisation qui permet au salarié qui part en retraite de bénéficier d’une pension complète une fois en retraite. Dans le cas où ces cotisations ne sont pas faites, l’employeur court le risque de ne percevoir qu’une partie de sa pension.

Une autre raison toute simple est le fait que la plupart des salariés exerçant au Maroc préfèrent attendre l’âge légal de départ à la retraite avant de s’engager afin de rester le plus longtemps actifs. Enfin, certaines personnes ne connaissent simplement pas les mécanismes qui leur permettent de bénéficier d’un départ anticipé à la retraite.

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Conditions pour avoir une retraite anticipée selon la CNSS et la CIMR

En ce qui concerne la CNSS, un salarié peut partir en retraite anticipée que lorsqu’il a atteint l’âge de 55 ans. Le salarié doit aussi avoir à son actif une cotisation d’environ 10 ans et demi avec 54 jours de cotisation continus ou discontinus durant les 6 mois qui précèdent son départ à la retraite. Un accord de l’employeur doit aussi être présenté à la CNSS sous forme de formulaire de départ dument rempli par l’entreprise et par le salarié lui-même.

Une fois que le dossier de demande est déposé, le montant de la prime à verser par l’employeur est communiqué par la CNSS après simulation. Cette prime se calcule en prenant en compte l’âge de l’assuré ainsi que d’un barème d’anticipation fixé par la CNSS.

En ce qui concerne la CIMR, l’âge pour avoir accès à la retraite anticipée est de 50 ans et la durée de cotisation au régime est de 5 ans minimum. Toutefois, il est possible de perdre environ 60% de la pension. Dans le cas où le salarié part à la retraite à 55 ans, il percevra 72% de sa pension. La CIMR de son côté a prévu une « retraite à 55 ans sans anticipation », qui est un produit qui permet au salarié de partir en retraite tout en bénéficiant d’une pension quasi égale à celle qu’il aurait pu percevoir s’il avait atteint l’âge de 60ans. La CIMR permet également de convertir les points retraite qu’un salarié a acquis durant son adhésion en points retraite à 55 ans. Cette option permet aussi aux salariés qui partent en retraite anticipée de ne supporter aucune réduction.

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Bon à savoir

Un salarié qui part en retraite anticipée peut bénéficier d’une assurance maladie obligatoire en fonction du régime auquel il aura souscrit. Il est possible de bénéficier de l’AMO, mais pas toujours d’avoir les services d’une couverture par les mutuelles privées. Tout dépend de la négociation que l’employé fait avec son entreprise ainsi que du type de contrat qui a été conclu entre l’employeur et l’assureur.

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