Ouvrir une laiterie (Mahlaba) au Maroc : guide et conseils


Êtes-vous à la recherche d’un moyen d’investissement pour rentabiliser votre argent au Maroc ? Savez-vous que vous n’êtes pas obligé d’investir dans l’immobilier ou à la banque ? En effet, le Maroc regorge de petites astuces intéressantes qui permettent de rentabiliser les investissements, parfois beaucoup plus que certains des investissements en bourse. C’est le cas des laiteries, plus connu sous le nom de Mahlaba, qui sont de petits locaux qui mettent en vente des produits de premières nécessités en priorité. Ce genre de petites vitrines rapporte un bénéfice net plus ou moins important par mois au propriétaire, surtout si le local est bien situé.

Voyons ensemble les procédures à suivre pour ouvrir de tels locaux commerciaux et les conseils pour bien réussir le business.

Forme juridique

Comme toute entité commerciale, l’ouverture de la Mahlaba doit être sous une forme juridique bien précise. Il peut s’agir d’une société individuelle, ou d’une SARL. En fonction de la forme qui aura été sélectionnée, le commerce sera soumis à impôt sur le revenu ou à la TVA. Pour créer la personne morale, il faut simplement suivre la procédure commune pour la création d’entreprise au Maroc.

Autorisation d’ouverture

Pour pouvoir exister légalement et faire du commerce dans un local au Maroc, il faut obtenir un accord auprès des autorités de la commune concernée. Au Maroc, le dossier de demande doit être déposé auprès des arrondissements qui suivent par les locaux commerciaux. Il est recommandé de prendre conseil auprès d’un arrondissement pour savoir exactement ce qu’il faut fournir pour finaliser l’installation selon le quartier de prédilection. En effet, les données d’installations changent par moment. Ainsi, demander conseil auprès d’une Mahlaba déjà existante peut ne pas être suffisant. Nous recommandons de demander conseil auprès d’un chef d’arrondissement qui saura indiquer toute la paperasse à prévoir et les processus à suivre pour l’ouverture finale de la Mahlaba.

Les éléments à prévoir dans le budget de création

Une Mahlaba ne s’ouvre pas uniquement avec l’ouverture d’un local. Au contraire, puisque ce sont différents produits de consommations et de premier usage qui seront vendus, il faut prévoir du matériel adéquat pour la conservation.

En ce qui concerne le local en lui-même, le prix de location dépend du quartier où l’activité va se situer. Si vous choisissez de louer un local dans un secteur populaire, il y a de fortes chances que le prix de location soit plus abordable que dans les quartiers résidentiels. De même, si vous souhaitez partir sur un achat de local commercial, le prix du mètre carré va dépendre de la zone dans laquelle se trouve le local.

En dehors du local, il faut également prévoir un frigo comptoir dans lequel vous pourrez à la fois conserver vos différentes sortes de laits et les afficher à la clientèle. Le prix de ce type de frigo-comptoir est autour de 25 000 dhs hormis les frais d’installation. Et, en général, la fraicheur du frigo-comptoir n’est pas très vive, ce qui veut dire qu’il n’est pas possible de conserver pendant longtemps certains aliments. Pour cela, la laiterie a généralement besoin d’un deuxième frigo qui servira au stockage. Pour ce deuxième frigo, il faut compter environ 10 000 dhs.

Il faut aussi penser aux différents ustensiles de cuisine qui serviront à faire le jus sur place, les omelettes rapides, le thé, et toutes les petites préparations qu’on consomme au Maroc au petit déjeuner ou en déjeuner. Pour tous ces ustensiles, il faut prévoir environ 10 000 dhs. Et, si la laiterie prévoit elle-même faire la fabrication du petit lait, il faut penser à acheter une machine de fabrication dont le prix est autour de 30 000 dhs. En effet, certaines laiteries préfèrent se passer de faire elle-même la fabrication de petit lait et la soustraite à des entreprises spécialisées. Cela peut permettre d’être rentable dans un premier temps.

Frais liés à l’activité

Une fois que le local est équipé et qu’on est prêt à démarrer l’activité de vente, il est conseillé d’avoir un fonds de roulement de 50 000 dhs environ pour bien équipé de marchandises le local pour ensuite entamer la vente. Ensuite vient le moment de procéder au recrutement de quelque personne avec lesquelles le service pourra être fait au jour le jour. Si le gérant de l’échoppe est aussi un salarié, son salaire doit être prévu sur quelques mois dans le budget de démarrage. Le nombre de salariés doit être en fonction de la clientèle affluente. Si le local est situé près d’école ou de bureaux et qu’il y a une grande affluence à certaines heures, mieux avoir environ 4 à 5 employés qui aideront pour la préparation des différentes commandes.

Il faut prévoir une personne qui restera en permanence au comptoir et une à deux autres personnes qui seront chargées de préparer les commandes (jus à passer au blender, omelette, etc.) Il est important d’ajouter à tous ces montants, une petite enveloppe qui servira à entretenir le local, à payer l’électricité ainsi que toutes les autres commodités.

Bénéfices et avantages d’une Mahlaba

Il est avantageux de se lancer dans une activité de Mahlaba au Maroc, car on peut avoir d’importants montants comme bénéfice net chaque mois. Et, en période de Ramadan, le chiffre d’affaires peu augmenter en ajoutant des repas typiques pour le mois de ramadan.

Quelques conseils à ne pas négliger

Lors de la création d’une laiterie, il est primordial de bien choisir l’emplacement du local. Il vaut mieux pour ce local être situé à proximité de bureaux, d’une sortie d’école, ou dans un quartier qui n’a pas déjà de laiteries et d’épiceries à proximité. Il faut aussi savoir se démarquer des autres laiteries qui sont dans le secteur afin de pouvoir garder la clientèle. Il est également important de bien choisir la personne qui devra gérer la laiterie, si le propriétaire envisage déléguer cette position. Il faut prendre à ce poste une personne de confiance qui pourra bien accueillir la clientèle et qui pourra être honnête dans la déclaration des ventes.

Il y va de même pour toutes les autres petites activités rentables qui sont permises au Maroc, que ce soit la mise en circulation d’un petit taxi, ou la géstion d’un café. En effet, si le propriétaire prévoit déléguer cette tâche à une tierce, il est impératif que ce soit une personne de confiance afin d’avoir de la transparence dans les comptes.